Samedi après-midi
Après un voyage matinal, nous voici arrivés vers midi. L’hôtel n’est pas facile à trouver, on est passé 3 fois devant avant de le découvrir…. ! La clé est sous le paillasson ! Après une rapide installation, on part à la découverte de Funchal, Lisbonne en miniature, tout aussi pentu mais sans tramways.
La mairie au fond d’une place pavée…
C’est la première que je vois des pavés, alors je fais une photo ! Mais ici tout est pavé, même les chemins de randonnée comme on le verra plus loin.
Maisons pauvres et maisons riches se côtoient
Au fil de notre déambulation :céramiques traditionnelles
Art naïf dans une rue branchée et …. LA PLAGE !
A la fin de l’après-midi, on teste notre première montée en voiture vers l’église de Monte (ça ne s’invente pas !) Retour par la montagne, mais c’est là que nous découvrons les conséquences des incendies de l’an dernier. On ne fera pas de balade dans ce secteur.
Dimanche
Comme on est un peu fatigué de la veille, on choisit une randonnée pas trop loin, ni trop difficile (soit-disant dans le guide). Il s’agit de la vallée de Curral das Freiras qui part du Sud et s’enfonce vers le Nord, permettant de découvrir l’intérieur de l’ile.
La randonnée part du belvédère de Serrado et se fait d’abord en descente, ensuite il faudra remonter les 400 m en pleine chaleur pour retrouver la voiture !
Cirque et cultures en terrasses
Vignes en tonnelles
La journée n’étant pas terminée, nous partons pour l’un des 3 cols routiers de l’ile pour voir à quoi ressemble un col Madérien…. L’idée de louer un vélo est rapidement abandonnée, avec la chaleur, la pente entre 10 et 15 % et les routes étroites, ce n’est guère envisageable !
Depuis la route du col d’Encumeada
On voit bien la limite de la forêt incendiée et de la végétation habituelle.
Les distances n’étant pas trop importantes, on a encore le temps de faire une petite visite touristique, le Cabo Girao, falaise de 500 m d’à-pic.
Un petit aperçu de l’infrastructure de la côte Sud, à l’Ouest de Funchal, encore pas
trop urbanisée.
Lundi
Il fait toujours aussi beau, on décide de faire le tour de la Punta Sao Laurenço.
Le paysage est tout à fait étonnant et ne ressemble à rien d’autre sur l’ile.
Palmeraie au milieu de nulle part, plantée au début du XX siècle
Je vous avais bien dit que tout était pavé !
La boucle fait 8 km, cela nous laisse du temps pour visiter. Nous allons vers la côte Nord, sans nuages aujourd’hui. Les jours suivants, elle sera toujours dans le brouillard.
Le pic de l’aigle depuis Portella.
Mardi
Contrairement aux affirmations de l’office du tourisme indiquant que les sentiers d’altitude étaient fermés, des français nous ont dit la veille que l’on pouvait facilement monter au Pico Ruivo, point culminant de Madère. Le beau temps semble durer, on prend donc la route de Santana ce matin-là.
Montée sympa versant verdoyant et fleuri. Le chemin est dallé !
Arbre calciné au sommet du Pico Ruivo 1862 m
Au lieu de redescendre directement, nous faisons une incursion sur le sentier qui va vers le Pico Ariero, tout en balcon. la végétation basse reprend un peu ses droits, mais les arbustes sont définitivement morts.
Mercredi
Toujours grand beau temps venté. Le plateau à l’Ouest vers Rabaçal ne devrait pas être pris dans les
nuages, et c’est vrai ! Cela nous permet de marcher sur une “levada”, celle des
25 fontes. Elle est très facile et il y a beaucoup de monde, d’autant plus que les 2 premiers kilomètres peuvent être faits en navette (pas nous !).
L’intérieur de la vallée, très verdoyante
Il nous reste du temps pour faire du “tourisme”. Nous en profitons pour filer à l’extrême Ouest et revenir par la côte Sud.
Nous voici à Achada da Cruiz, au sommet d’un teleferico qui fonctionne peut-être ?? pour les autochtones. On ne sait pas comment on va en bas !
Sur la côte Sud, quelques plages de galets et des falaises sur une trentaine de kilomètres avant d’arriver à Camara de Lobos, le seul petit port de pêche.
Jeudi
Les sentiers d’altitude étant tout à fait praticables, nous décidons de faire une boucle autour du Pico das Torres depuis le Pico Arieiro 1818 m. on monte à celui-ci en voiture en passant par le passo de Poios (3ème col routier). Il fait toujours aussi beau.
La randonnée commence par une descente vers le tunnel du Pico do Gato. A la remontée, nous avons compté plus de 1200 marches !
Le chemin est dallé bien sûr !
Eclairage matinal depuis le départ du Pico Arieiro
On aperçoit le sentier qui semble impressionnant. Il est en fait large et sécurisé …. quand il n’est pas dallé !
Une petite idée des marches….
Le sentier Est
Et celui du versant Ouest, plus “plat” à part la remontée finale ; il est traversé par plusieurs tunnels.
Au total 750 m de dénivelée cumulée, principalement dans des escaliers taillés ou pavés !
Avant de rentrer à l’hôtel, nous faisons un détour par Rio de Janeiro ! Si si !
Alors vous voyez ? Il s’agit bien sûr d’une reproduction à la pointe de Garajau
Il y a aussi une plage ! A droite c’est l’arrivée du teleferico….
Les paris sont ouverts : sommes-nous allés à la plage ?
Vendredi
Nous décidons de faire une balade moins “touristique”. Un tour est balisé autour de Fontes, un village agricole du sud, à 1000 m d’altitude.
Hameau à flan de montagne
Pâturages avec vue sur les montagnes
Il nous reste encore du temps à la fin de notre randonnée. Nous décidons une dernière fois d’aller voir la côte Nord.
D’abord le tunnel vers Sao Vicente, puis la côte vers le Nord-Ouest en direction de Porto Monitz. Il y a une belle piscine naturelle
et la foule au bar !
J’ai enfilé une veste pour la première fois du séjour.
Samedi
C’est le dernier jour, mais nous devons être à l’aéroport vers 16h 30, ce qui nous laisse pas mal de temps encore.
La première destination de la journée est une nouvelle fois Santana, pour voir enfin au soleil les maisons traditionnelles…. ce sera sans le soleil.
Sur les montagnes, le ciel semble se dégager, nous prenons la route de Faïal
qui nous amènera ensuite à Ribeiro Frio, haut lieu touristique, mais qui vaut le détour.
Fougères arborescentes et levada
Il nous reste la visite du jardin botanique que nous avions programmée pour cette dernière journée. La route n’est pas facile à trouver, car les touristes sont orientés vers le téléphérique. Une partie du jardin a brulé en 2010, on ne la voit pas.
On a ici un aperçu de tout ce qui pousse et fleurit à Madère, mais la saison est un peu avancée.
En prime, une jolie vue d’ensemble de Funchal
Et avant de s’envoler, les pistes de l’aéroport sur pilotis !
FIN
